Pourquoi maintenant plutôt qu'à un autre moment ?
Les astres, mon envie, une pulsion, un élan, là, maintenant.
Aujourd'hui, ça n'est pas RIEN ; selon un sondage 65% des Français de 18-24 ans disent redouter un "effondrement de notre civilisation dans l'avenir".
Alors j'ai pris cette décision qui me trottait dans la tête depuis un certain temps : arrêter ce blog. Arrêter de publier des octets sur un serveur qui tourne 24h/24 depuis plus de 12 ans.
Depuis le 18 août 2007, ça donne 4 500 publications qui font tourner ces serveurs en continu, plus de 100 000 heures déjà.
Certains économistes préconisent de décélérer la transition numérique, et de cesser de penser que l'écologie est le problème et le numérique la solution.
Alors je supprime cette goutte d'eau perdue dans un océan de téraoctets.
Je supprime aussi un lien qui me menotte à google, qui se partage la suprématie du numérique.
Je continuerai à observer les bruits, le silence, les ombres et la lumière, les interstices, les évidences, les "3 fois riens", les mots, les maux, les beaux.
J'ai décidé, c'est mon choix, pour moi.
lundi, décembre 02, 2019
dimanche, décembre 01, 2019
Moindres sons
Le grincement d'une porte
le craquement d'une latte de parquet
le cliquetis d'un tiroir
le tintement d'une cuillère que je pose pourtant le plus précautionneusement
le beurre que j'étale et qui fait croustiller le pain grillé
l'eau qui frémit
le couvercle de la boîte à thé
le sifflement des pieds en métal de la chaise de bar
l'emballage du beurre que je déballe
la boule à thé qui atteint le fond du mug
le couvercle du pot à confiture
...
Dans le silence du matin, tôt, alors que tout le monde dort encore, je me rends dans la cuisine à pas de velours. Dehors, ça n'est qu'obscurité.
Sans un mot je prépare le petit déjeuner.
Sans un bruit pour ne réveiller personne.
Alors, dans ce silence de ouate se mettent à émettre, malgré toutes mes précautions, un univers infini de sons.
le craquement d'une latte de parquet
le cliquetis d'un tiroir
le tintement d'une cuillère que je pose pourtant le plus précautionneusement
le beurre que j'étale et qui fait croustiller le pain grillé
l'eau qui frémit
le couvercle de la boîte à thé
le sifflement des pieds en métal de la chaise de bar
l'emballage du beurre que je déballe
la boule à thé qui atteint le fond du mug
le couvercle du pot à confiture
...
Dans le silence du matin, tôt, alors que tout le monde dort encore, je me rends dans la cuisine à pas de velours. Dehors, ça n'est qu'obscurité.
Sans un mot je prépare le petit déjeuner.
Sans un bruit pour ne réveiller personne.
Alors, dans ce silence de ouate se mettent à émettre, malgré toutes mes précautions, un univers infini de sons.
samedi, novembre 30, 2019
vendredi, novembre 29, 2019
jeudi, novembre 28, 2019
mercredi, novembre 27, 2019
mardi, novembre 26, 2019
"Expérimenter, essayer... et voir où ça m'emmène"
"Ce matin je me suis lancé dans un projet fou."
"J'ai essayé d'aborder les choses différemment."
"J'ai expérimenté, développé, cherché, observé pour sentir et comprendre."
"Tout un décor à faire !"
"Tant de livres à lire, remplis de pistes, de possibles, de chemins..."
"Demain je ferai différemment."
"J'ai essayé d'aborder les choses différemment."
"J'ai expérimenté, développé, cherché, observé pour sentir et comprendre."
"Tout un décor à faire !"
"Tant de livres à lire, remplis de pistes, de possibles, de chemins..."
"Demain je ferai différemment."
lundi, novembre 25, 2019
dimanche, novembre 24, 2019
samedi, novembre 23, 2019
vendredi, novembre 22, 2019
jeudi, novembre 21, 2019
mercredi, novembre 20, 2019
mardi, novembre 19, 2019
lundi, novembre 18, 2019
Vide
Une semaine étrange, un « vide » dans mon agenda,
un sentiment de « temps gratuit », « un rab de
temps, en plus » qui m’est donné et je compte bien en faire
des moments « extraordinaires » (j’entends justement qui sortent de
l’ordinaire) puisque non préparés : passer du temps avec ma mère, errer
dans la ville, faire quelques trucs qui traînent sur une « todolist »
depuis des semaines voire des mois, lire, respirer... Je ne devais pas être ici tout ce temps.
dimanche, novembre 17, 2019
samedi, novembre 16, 2019
vendredi, novembre 15, 2019
jeudi, novembre 14, 2019
Stérile ou fertile ?
La vidéo ne trompe-t-elle pas nos
émotions ?
Je suis assis à une table, à
attendre mon sandwich « foie de volailles » dans un snack
marocain. Sur l’écran en face de moi, volume coupé, une belle chaîne
documentaire diffuse un reportage, vraisemblablement sur un hôpital
dans un pays en développement. Régulièrement, le déroulé est
entrecoupé de l’interview d’une personne en studio qui doit
raconter le fil de l’histoire ou commenter le reportage. Mais
est-ce un vrai reportage terrain ou une mise en scène ?
Je prends du recul, l’absence de son et
de voix facilitant cette distance à l’image, et j’entame une
réflexion sur les émotions que je perçois.
En analysant l’image, je constate que le tournage caméra à l’épaule fait beaucoup bouger l’image.
Que le montage hache les plans, qui durent parfois moins d'une seconde. J’observe les très gros plans, au plus près des jambes
d’un malada que l’on porte à mains nues, je
remarque les plans cadrant un barreau au premier plan, flou. Je note
les zooms, décadrages, tournages au niveau du sol presque, effets de
flou sur le pourtour de l’image, effets sur la couleur générale,
plutôt désaturée.
Puis je ressens, des
émotions telles que palpitation, stress, et des
sentiments d’impuissance, d’élan humanitaire, d’écoeurement
peut-être…
Puis je réalise que ces
sentiments ne sont pas dus aux contenus des images de cet
hôpital sale, démuni, pauvre, à l’hygiène catastrophique mais
qu’ils sont très certainement dus aux images elles-mêmes
comme vecteurs d’information, à la manière de les montrer, de
manière chaotiques, mouvantes, "travaillées pour...".
C’est-à-dire que c'est comme si d’un côté j’ai
le contenu des images représentant un hôpital avec ses odeurs, sa
luminosité, sa « vie propre », avec sa temporalité, où le temps existe, probablement lent, un
temps "fertile" pour l’observateur, vecteur si
j’avais pu accéder à cette qualité d'images, d’émotions fortes, lentes, profondes,
sincères. Et comme si de l’autre côté j’ai l’image, au sens
technique, et le montage, qui deviennent seuls vecteurs d’émotion
tant ils prennent de la place, comme s’ils vomissaient leurs
intentions sur ma table, avec un temps accéléré, un temps "stérile", une mise en scène
que je subis, des images travaillées, porteurs d’une émotion
totalement paralysante.
mercredi, novembre 13, 2019
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